Page d'accueil | 2006-11 »

31.10.2006

Parlons Girl

Parlons peu, parlons bien, parlons girl.

 Aujourd'hui grâce à l'immense gentillesse de ma boss, je ne travaille pas. (nous reparlerons plus tard de son infâme méchanceté).

J'ai donc décidé de vous faire un petite review de mes produits fétiches (maquillage pour commencer) de la saison histoire de faire des heures sup agréables pour une fois.

Comme je suis une femme organisée, allons y par catégories.

Yeux

  1. La palette Dior dans les tons de bleus intenses et de bruns: regard magnétique (oui le mien), textures parfaites, tenue incroyable: une splendeur
  2. Les fards lune jesaispasquoi (luna chic?) de Lancôme: ils pèsent leur pesant d'or (so chic) et les matières sont carrément soyeuses sur les yeux. Mention spéciale pour le kaki-taupe, hein Elo???
  3. Le fard gris de noyel de by terry: il fume délicatement le regard, le floute légèrement façon romantique. Avec un gloss rosé (Givenchy), j'adore...
  4.  Toutes les ombres mono de sisley, ultra douces sur la paupière avec un fini mat satiné qui en jette subtilement.
  5. Le nouveau mascara Armani (bien black, bien intense) qui fait des cils de Dita Von Teese: sexy recourbés et bien fournis.  
  6. Le nouveau mascara chanel: moins extraordinaire mais terrible pour la journée: il sépare bien les cils et fait une jolie frange faussement naturelle.

Lèvres

  1. Ma boule agent provocateur: le kit s'appelle Titillation, il se compose de deux boules façon boules de geisha, une pour les tétons (mouais) et une pour les lèvres. C'est un baume effet glossé qui rehausse à peine la couleur naturelle des lèvres et les fait légèrement plumper. Miam!
  2. Les rouges à lèvres liquides et mats de Givenchy: l'effet mat est ultra chic. J'aime bien le porter en beige naturel: sexy genre "oups je l'ai pas fait exprès"  ou en marron plus soutenu (plus troublant) parfait quand on se lâche pas trop sur les yeux.
  3. Les nouvelles laques de Guerlain: carrément ultra sensuelles, effet vinyl mais chic comme sait le faire la maison. Le rouge est absolument dément. Il faut bien le doser (on en met très peu, on l'étire pour un effet lèvres mordues) sauf si on ose la bouche geisha (j'en rêve mais je suis trop lippue pour assumer)

Teint

  1. Le teint innoncent de Chanel en compact: le seul compact que j'arrive à utiliser sans me retrouver plâtrée. Et en fluide: génial aussi: il glisse bien sur la peau, unifie, matifie, fait tout ce qu'on attend d'un fond teint sans peser un gramme sur la peau
  2. Le sublimateur Sephora: attention must have, il veloute la peau qui change de gueule en dix secondes, même après une vieille nuit, même après cinquante clopes, même après tout quoi, et il ne coûte que 10 €. N'est-ce pas mirlifique?
  3. Les blushs mousses de lancôme sont cool aussi. Le rouge est même somptueux pour les soirs un peu habillés mais il faut bien l'étaler.

Ongles

  1. So Laque de Bourjois: la palette de couleur est sublime. Mes préférés sont le brun et le cerise noire. J'adore l'effet vinyl quasi miroir sur les mains qui ne s'effrite pas trop vite
  2. Le black satin de Chanel, absolument divin sur les mains. Il est noir comme vous l'avez deviné mais ne fait carrément pas gothique. Il brille bien et sur de jolis ongles courts il est carrément super chic.

Voilà mes découvertes pour la saison. A toutes les pouffinas que j'entretiens, merci de nous parler des votres!

Bises,

Drusilla

27.10.2006

The most beautiful city in the world

Peut-on encore sortir de chez soi quand on habite Paris?

Je me pose de plus en plus la question. Ma surchage de travail et mes activités sédentaires ne m'en laissent pas trop l'occasion, mais mes dix minutes de marche quotidiennes (aller métro, retour métro) me dissuadent largement de dégager du temps pour me promener dans Paris.

 Pourquoi?

Parce que FUCK Delanoe et ses travaux de merde. Les voitures ne peuvent pas circuler, ce dont je me fous partiellement car je ne conduis pas. Mais j'aime les taxis à la folie (aussi cons soient-ils, et ils le sont), et eux non plus ne circulent pas, malgré les gigantesques voies qui leurs sont destinées. Oui,  oui, si vous êtes parisien vous avez pu le constater. D'autre part, et c'est bien pire, les piétons non plus ne peuvent pas avancer, et encore moins se promener.  De la terre, de la boue partout, des passages piétons coupés, des voitures qui klaxonnent non stop, et des machines bien bruyantes empêchent toute balade agréable. Les ouvriers au taquets toujours prêts à faire des reflexions (désobligeantes ou pas) complètent le tableau. Sweet city

Parce que fuck les gens, qui contournent tant bien que mal les travaux en s'engluant les uns contre les autres en jouant des coudes pour passer en premier. Toujours aussi charmant nos concitoyens. Un vrai bonheur quand une grognasse te décoche un gros coup de sac alors que tu sors du boulot harassée...

Parce que les hommes sont des pervers. Sérieux, ça va là, l'été indien ne va pas devenir le nouveau printemps des relous! Malgré ma grande prétention, je ne pense pas avoir plus de succès que la fille lambda. Et cette fille morfle bien je peux vous le dire. Même la pétasse qui met des coups de sacs. Les hommes sont vraiment sans pitié. De regards pervers en commentaires coquins, ils nous traquent sur le pavé. Rien ne sert de regarder le sol, c'est même pire car tu ne les vois pas arriver avant qu'ils ne jaillissent devant toi pour te conter fleurette et obscénités. Pas plus tard que ce soir, un chicanos s'est rué sur moi dans la rue de la roquette. Help!  

Parce que les SDF me rendent dingue. Je sais c'est politiquement incorrect, mais j'en ai marre de ne pas pouvoir faire deux pas dans la rue sans me faire alpaguer par un homme (une femme) hagard qui me débite consciencieusement son discours bien huilé sur la misère humaine (et la sienne en l'occurence). Je me souviens d'un temps où les SDF revendiquaient leur dignité. Ce temps est révolu, vive le racolage. Tout est bon dans le pognon. Sauf que du pognon, j'en ai pas et que si j'en donnais à tous les SDF qui se jettent sur moi à peine mon porche passé, j'irais les rejoindre vite fait sur le trottoir. Je rêve de pouvoir marcher perdue dans mes pensées sans avoir à décliner sans cesse des demandes diverses et variées. Et je ne pense pas être la seule.  Je ne crois vraiment pas que la méthode "agressive" marche sur les gens. Le plus souvent, je les vois partir en courant en bredouillant de sombres excuses comme je le fais moi-même. Je me surprends même à detester l'homme qui fait le pied de grue à la station Voltaire en saluant chaque passant d'un air larmoyant. Je fonce, j'évite son regard, j'ai honte. Promis lundi, je le gratifie d'une pièce de monnaie pour me déculpabiliser. Parce qu'il s'agit bien de ça: si je me sens oppressée, c'est parce que je me sens coupable. Et le pire c'est que je n'y peux (presque) rien...

Ah heureusement que Paris restera toujours Paris, hein?

Comment tenir un référendum en Serbie

Tout le monde doit savoir que seulement 4 ans après la guerre au Kosovo, la situation est parfaitement stable dans la région. Tout le monde doit également savoir que le régime démocratique s’est bien installé, que les 35 % de voix pour le parti radical ne représente aucune menace pour le camp démocratique et que le gigantesque portrait de Milosevic dans ma rue n’est absolument pas synonyme de nostalgie de la grande époque des épurations ethniques, charniers et bombardements. Si tout le monde sait cela, alors aucune raison de douter du caractère démocratique du référendum sur la nouvelle constitution, référendum qui aura lieu ce week-end… sur deux jours ! Non non, vous ne rêvez pas, deux jours ; mais n’allons pas trop vite, il faut tout d’abord élaborer sur cette constitution.

Elle arrive en effet à point nommé : le statut final du Kosovo doit être décidé dans les mois à venir, et pour beaucoup l’indépendance apparaît comme la solution la plus crédible car elle correspond simplement à l’état de fait, à savoir que 90% de la population au Kosovo, territoire pourtant serbe, est d’origine albanaise. Quoi de plus opportun alors que de mentionner dans le préambule de la constitution que le Kosovo est une partie intégrante du territoire serbe ? Une petite pique à la communauté internationale passe encore, mais que dire de l’interdiction pour les citoyens albanais du Kosovo de voter pour le référendum ? Aurait-on peur en Serbie que les Albanais s’abstiennent en masse et fassent échouer les plans du gouvernement pour garder un territoire sans sa population ?

 

Il faut croire que oui, car tenir un référendum sur deux jours, samedi et dimanche, c’est vraiment s’assurer que tout le monde vote. On sait jamais, samedi soir, la participation pourrait être trop faible, alors autant ouvrir les bureaux de vote dimanche afin d’être certain que la constitution passe, hein. D’ailleurs, on pourrait laisser la possibilité de voter jusqu’à Noël, par mesure de précaution ! Et pas d’inquiétude surtout, si vous voyiez des urnes se promener dans des voitures de police. Ce sont les « urnes volantes », qui permettent aux personnes handicapées de voter. Bon, je voudrais pas être mesquin, mais soit il y a beaucoup d’handicapés à Belgrade, soit le gouvernement veille attentivement à ce que chacun vote, quitte à chercher le citoyen lambda jusque chez lui, avec le bon bulletin et un stylo pour qu’il émarge la liste électorale !

 

Allez allez, tout le monde voit bien que j’exagère. J’en veux pour preuve que malgré toutes ces précautions, rien n’est encore gagné. J’ai sûrement du oublier de signaler que les Serbes ont pris plaisir par le passé à faire échouer les plans du gouvernement. Aaaah, l’humour yougoslave, c’est aussi ça les Balkans !

26.10.2006

Sego....

Bonjour à tous,

 

Drusilla m'a convaincu de faire un post sur Sego. Je vais donc essayer de faire un point sur ses idees, sa candidatures, et pourquoi je préfère me pendre que de voter pour elle.

 Pour moi, Ségo fait hélas partie de la longue tradition fasciste francaise. Je ne parle pas du fascisme classique des mussolinis, ou "moderne" des néo nazis de tout poil. je vous parle de la fameuse "idéologie française". Comme l'a brillamment démontré BHL dans son livre éponyme, et comme l'a dévoilé Zeev Sternhell, la politique française a toujours été imprégnée d'un fond fasciste. Et ce fond fasciste a toujours été présent à gauche autant qu'à droite. C'est ainsi que l'éternel et horripilant puritanisme moralisateur de gauche est, avec Ségolène, fusionné avec l'esprit réactionnaire.

Si la sécurité des citoyens a toujours été un droit inaliénable et certainement pas une spécialité de droite, des termes comme l'"ordre juste" ne peuvent que nous ramener vers une vision de la France fascisante. Comment ne pas penser au fameux "ordre moral"?

De même, le mise en exergue de la famille comme noyau fondamental de République est non seulement ridicule, mais en plus à la fois conservateur et racoleur. Ségo, bien  qu'étant de tradition plutôt anti américaine, réussit là l'exploit d'importer des Etats-Unis, une des parties les plus misérables du système politique local: le populisme familial conservateur.

On n'est plus vraiment loin du concept de "compassionate conservatism" cher à George W. Bush Jr.

Du discours de Ségolène ressort très bien son éducation rigoriste et sa pseudo implantation locale dans une région peu connue pour son avant gardisme libéral (je parle ici de moeurs, l'économie est un autre sujet sur lequel je reviendrai).

 Mais le meilleur reste à venir. Car si cela ne suffisait pas à me dégouter, il reste le "style ségolène": le vent, le mistral, la bise...appelez ca comme vous voudrez.

 Où a-t-on vu une femme politique qui refuse de débattre? qui veut les questions à l'avance?

Où a-t-on vu quelqu'un qui se vante d'être capable de détenir le pouvoir sur l'arsenal nucléaire français (qui suffirait, du reste, à détruire la planète) et qui n'est pas capable de se prononcer sur l'entrée de la Turquie dans l'UE? qui n'est pas capable de se prononcer sur la situation sécuritaire en Corse? qui ne l'a pas ouvert sur la crise du Liban? sur le Darfour?

 Mais c'est pourtant évident, Ségolène a tout compris. ca fait rire les politologues et la Rive Gauche, mais ce qui intéresse les gens, ce n'est pas la Tchétchénie ou la réforme de l'Etat. c'est le fait que la maîtresse du petit dernier soit gentille, ou que leur voisin lde palier leur ait roté à la gueule dans l'escalier.

Moche...mais vrai

 

Non je ne voterai pas pour la candidate du magazine ELLE

 

Cousin 

 

19.10.2006

Fauchée comme les blés

Hello tout le monde,

 Je croyais revenir avec des super news sur les magnifiques nouveaux spots parisiens que j'aurais découvert. Manque de bol, je suis ruinée. En fait je dois tenir avec 60 euros jusqu'au 15 novembre (oui vous avez bien lu la date d'aujourd'hui). Evidemment ça pourrait être pire: à ce stade j'aurais quand même payé mon loyer!

Là tout le monde se pose la même question: qu'a-t-elle encore fait? Le "encore" n'est pas anodin : mes proches savent bien que je suis une sale flambeuse. Et la réponse est toujours la même: RIEN.

En fait de rien, il se pourrait que j'ai un peu abusé sur mes activités favorites, resto, taxi, monoprix. Ca a l'air de rien mais ça ruine une femme (surtout quand elle s'envoie du foie gras pour fêter son arrivée dans son nouvel appart). Merde maintenant que tout le monde sait qu'aucun vrai drame ne m'est tombé dessus, personne ne va vouloir me prêter du pognon.

Humpf, de toute façon, je n'accepte pas (pour l'instant) les promesses de dons car voyez vous j'ai plus d'un tour dans mon sac. Et quelques sacs couteux à vendre avant de faire la manche...

Vous aurez compris que je redouble d'idées pour me sortir de la mierda. Reste à savoir lesquelles vont marcher. J'ai appris par un charmant JH que le revendeur de livres du coin reprenait les bouquins pour 0.4 euros. Le début de la richesse sans doute.

Vous savez aussi pour certains que j'aurais bien d'autres choses à vendre (à part mon corps nourrit à la bonne crêpe monoprix) mais déontologiquement je ne peux pas. Je ne reviendrai pas là dessus. Même si c'est tellllllement dommage.

Conclusion: entre fermetures de comptes et rappel de dettes, j'espère survivre sans avoir à me passer de parmiggiano reggiano dans mes cappellini barilla préférées. Réussira, réussira pas? Je vous tiens au courant.

Bises,

Drusilla

16.10.2006

Les transports en commun

Les transports publics à Belgrade sont en fait une tentative de l’Etat (presque) couronnée de succès de prouver que l’industrie mondiale de la sardine a beaucoup à apprendre sur le packaging efficace : peu importe d’où ça vient, c’est l’emballage qui compte. Belgrade, c’est un peu le triangle des Bermudes des bus, trolleybus et tramways européens. En l’espace de 10 minutes, votre œil aguerri saura déceler sous une couche de mauvaise peinture des tramways suisses de Basel, des bus français de Strasbourg et des trolleybus suédois qui font la publicité d’un supermarché à Lund. Laisser une affiche publicitaire en suédois, ce n’est pas du packaging efficace, mais j’ai bien dit que la tentative était presque réussie…

La plupart des étrangers (j’aurais pu dire touriste, mais comme il n’y en a pas, j’utilise « étranger ») abhorre les transports publics étouffants belgradois et préfèrent les taxis, plus sûrs (sic) et moins chers. Etonnement, Belgrade semble être la seule capitale d’Europe de l’est où les étrangers (bis) n’encourent pas un haut risque de se faire arnaquer sauvagement pas les chauffeurs de taxi, à condition d’éviter l’aéroport. Cependant, s’il vous prenait l’envie de relever le challenge, les tickets de transport coûtent 30 dinars, soit 40 centimes d’euro. Sachez également qu’il n’existe pas de plan du réseau, que les horaires sont plus qu’aléatoires et que trouver un arrêt de bus relève du jeu de piste. Il faudra espérer vous être bien fait comprendre du chauffeur, au risque d’échouer dans une banlieue sordide et de devoir finalement… prendre un taxi.

Sinon, Belgrade a également un métro, mais ce n’est pas souterrain. Il sert seulement à conduire les citadins en dehors de la ville vers un marché dont personne n’est jamais revenu. La seule station connue se nomme Vukov Spomenik (je n’ai pas osé aller plus loin) et les trains sont sensés partir toutes les 30 min. Dans la pratique, cela dépend de la disponibilité en électricité ou en passagers et de la présence d’un chauffeur et du plus important, de la locomotive elle-même.

 

Chris, au pays du yugurt.

11.10.2006

Promenade au Chiaro di Luna

C'est le ventre bien rempli que je vais vous conter ma douce balade gastronomique au Chiaro di luna... ("Claire de lune" pour ceux à qui il faut tout expliquer!)

 Avant de commencer, je tiens à préciser ceci: Amis de Pizza Pino, passez votre chemin! Non pas que j'aie quoi que ce soit contre une bonne pizza italienne, mais là...Y'en a pas! (attention ne vous méprenez pas je ne suis pas en train d'insinuer que Pizza Pino est une référence en la matière)

D'abord, comme dans tout resto italien digne de ce nom, on commence par contempler la carte en se goinfrant de Gressins: Antipasti, primi piatti, secondi piatti, dolci (je me la pète un peu mais il faut bien que je mette à profit mes différents séjours au pays de la Dolce Vita). Pour ma part, j'ai ouvert les festivités avec l'involitini de melanzane: mozarella chaude et jambon cru roulé dans une tranche d'aubergine légèrement saupoudrée de parmesan. Puis j'ai continué sur ma lancée avec une scaloppina alla parmigianna: médaillon de veau recouvert d'une fine tranche d'aubergine et de mozarella fondue, accompagné de courgettes juste saisies. (Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je voue un véritable culte à l'aubergine!). Le tout relevé par un bon Chianti, cela va de soi!

Malheureusement, je ne vous parlerai pas des desserts puisque j'ai fait l'impasse dessus. Non pas qu'ils n'étaient pas alléchants, mais simplement parce que mon ventre ne l'aurait pas supporté (et accessoirement parce que mes fesses me l'auraient fait payé, mais ça c'est une autre histoire...).

 Bon vous l'aurez compris, ce resto italien est une petite merveille!

Un conseil: Pensez à réserver!

A savoir: Avis aux toxicos, le resto est non fumeur...Mais finalement, ce n'est pas trop gênant puisque le service est plutôt rapide. Par conséquent, on passe son temps à s'empifrer et donc pas le temps de fumer! (Et puis, de toute façon, ça nous pend au nez, alors autant s'y habituer!)

Adresse:

Chiaro di Luna

8, rue de Jouy - Paris 4ème (Métro Saint-Paul)

01 42 78 38 66

Infos prix: antipasti autour de 9€; comptez 11€ pour les primi piatti et 14€ pour les secondi piatti.

10.10.2006

Douce France...

Bonjour grognous de toutes parts,

 

C'est de plus en plus évident, notre groupe s'internationalise, se déplace et s'éclate (dans tous les sens du terme). Personnellement j'habite actuellement dans la fameuse et magnifique capitale des Alpes et de la noix (si si!): Grenoble. Cette douce ville sise aux pieds des massifs de la Chartreuse (aussi le nom d'un alcool local infame a la base du moins infame tip'n'top, me demander la recette) du Vercors et de Belledonne. Un centre ville comme on se l'imagine, avec des ruelles typiques, des artisans, des gens aimables qui gardent leurs traditions, une gastronomie montagnarde harmonieuse et conservée.....aaaaaaah Grenoble......(Gros bruit de disque rayé) Mais nooooon bande de naifs, Grenoble c'est aussi et surtout, le pays des Kebabs, des clochards et des roots, un tram prolongé pour le beaujolais nouveau, une culture de l'ivrognerie, l'accueil légendaire de montagnards méfiants, le manque de classe formidable de la province, la bourgeoisie étriquée qui porte des cravates Hermès élimées...tout un programme en somme.

Et bien voilà, le ton est affiché, je vais essayer de vous faire un compte rendu régulier de mes aventures à Grenoble, immergé parmi mes nouveaux amis les roots, tiraillé entre la gare SNCF et les stations de skis, tout ca tout ca

 

A bientot, et changeons le nom du blog, c'est fini la drague en scooter devant le college des Bleuets de Patachon-sur-Isère (ville chère à mon souvenir pour sa mémorable fête de la saucisse)

 

++

 

Cousin 

08.10.2006

Moi d'abord

Ben ouais c'est normal, c'est moi qui ai eu l'idée d'abord!

Bon comme MOI j'habite à Paris, j'ai rien à dire sur mon expérience qui dure depuis déjà 24 ans.

Alors pour ma première note, j'ai décidé de faire de la philosophie de bazar.

Voilà une de mes nouvelles théories de merde:

L'organisation de la vie.

Moi par exemple j'organise ma vie en mini compartiments (oui, oui): boulot, amis, amour, famille, et c'est tout je crois.

Chacune de ces choses me prend un temps T mais tout est assez segmenté.

Par exemple, je mets rarement en corrélation les problèmes issus de différentes catégories. J'en connais qui amalgament tout: quand maman fait chier, je m'énerve au boulot, et je fais chier mon mec, etc...

Evidemment quand un truc me fait chier, je suis globalement de mauvaise humeur, mais je ne mélange pas tout. Si mes parents vont mal, ça ne se verra pas au boulot ou en tout cas je ne m'énerverai pas au boulot. Certainement parce que je ne suis pas la même au boulot qu'avec mes parents. Logique en quelque sorte: je suis la fille de mes parents, l'assistante de bidule, la femme de du shmoll etc... Mais est-ce si évident pour tout le monde? A vous de me dire.

Pareil en ce qui concerne ma vie sociale: ma vie professionnelle exige une bonne de dose de snobisme qui  certes m'est assez naturelle mais moins developpée dans mes rapports amicaux. Avec mon mec, je suis nunuche ce que je ne suis pas du tout avec mes parents etc.. Du coup je ne mélange pas trop. C'est aussi un peu ma vie qui veut ça mais globalement les différentes catégories de ma vie, même si elles sont reliées par des ponts, ne s'entrechoquent pas. Je sais que ce n'est pas le cas de tout le monde, donc comment vous gerez vous?

Vous au centre et le reste en étoile autour, ou vous au centre et des ponts à droite et à gauche, ou vous et tout le reste mélangé, ou vous vous en branlez carrément de mes questions existencielles (je ne l'exclus pas).

Voilà une théories bien vaseuse pour commencer.

A très vite,

Drusilla (mon alias)

Toutes les notes