25.02.2007
Se loger à Hong Kong
Hello vous,
Hong Kong peut parfois être une grosse galère lorsqu'il s'agit de se loger. Petite démonstration par l'exemple.
Je suis arrivé ici il y a trois semaines maintenant. Impossible de chercher un appart la première semaine (j'étais grave décalqué et j'étais en séminaire le premier WE). Impossible également de faire quoi que ce soit de ce côté le second WE pour cause de nouvel an chinois. J'ai donc contacté un agent recommandé par ma boîte courant seconde semaine pour faire 4-5 visites fissa et trouver un appart (aussi fissa).
Miracle, le dernier appartement que me montre l'agent est une perle rare (d'ailleurs on aurait pour le coup pu y aller en premier!). Espèce de petit loft de 45 m² pour 1000 euro par mois, en excellent état, avec une piscine, vue sur un parc et gardien H24 à l'entrée de l'immeuble. Je me décide et lui demande d'entamer la procédure pour le loyer.
Une semaine plus tard (donc il y a trois jours), l'agent immobilier m'appelle visiblement emmerdé. Il commence à m'expliquer que l'appartement était en vente depuis un an et il se met à entamer le détail des derniers mois écoulés (et je déteste qu'on tourne autour du pot). Je lui demande de lâcher le morceau et il m'explique qu'en fait la vente a été conclue la veille (j'apprendrai plus tard que ce n'était pas vrai) et qu'il n'en savait rien au moment de la visite (j'apprendrai plus tard que ça aussi, c'était faux).
Le vendredi, rendez-vous est donné à la soi-disant nouvelle proprio de l'appart (non, je n'avais pas encore lâché l'affaire) pour déjeûner avec elle et mon agent immobilier – d'ailleurs, il serait bon de préciser à ce stade qu'il travaille en fait dans une agence immobilière dont elle est manager... Bon prince, je les invite, leur parle d'avocat, les emmerde avec de la paperasserie et demande à voir l'acte de propriété. Elle me montre une promesse de vente. Je lui explique (ce qu'elle savait déjà mais bon) que ça ne représente en aucune manière une preuve de propriété. Elle me montre un acte de vente signé par elle seule; elle n'est donc pas propriétaire alors qu'elle me demande de signer un bail avec elle. En gros, je me rends compte que j'ai perdu dix jours. Je prends mes cliques et mes claques, retourne au bureau en furie, balance les contrats de location sur le bureau et me remets au taff. Je suis passé à deux doigts de me faire entuber comme un bleu. Heureusement, à ce stade, ma voisine de bureau (Ada, tout à fait charmante), m'envoie un petit message en me proposant d'aller « me détendre ». J'avoue ne pas bien comprendre ;)
Mais certains agents sont encore plus vicieux. Par exemple, hier, je rentre dans une agence du centre avec pignon sur rue pour trouver un appartement de remplacement. L'agent m'offre le thé, me sort un numéro de charmeuse et me tend un papier à moitié rempli. Vous allez voir à quel point c'est vicieux. Elle m'explique qu'il s'agit d'un papier officiel (ce qui est vrai) relatif à ma relation contractuelle avec elle (c'est toujours vrai), que ça l'astreint à certaines obligations (c'est encore vrai), que le gouvernement l'exisge (toujours vrai) avant les visites: Faux! Il s'agit d'une promesse de location. Garre aux emmerdes en cas de signature!
Bref, j'ai heureusement fini par tomber sur un agent recommandé par un ami, qui m'a trouvé un petit studio de célibataire dont je vous donnerai des nouvelles!
Je vous papouille les affreux,
L'l
08:03 Publié dans L'l | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : L'l, Hong Kong, Immobilier, Appart, se loger, studio, arnaque
20.02.2007
Dragon's Back in Hong Kong
En fait, je vais vous parler de dim sums.
Ou plutôt de promenade finalement.
J'ai rencontré une bande plutôt tranquille dans mon entreprise préférée et nous sommes partis faire une petite « randonnée » avec la plage en récompense. Objectif: Dragon's Back et Big Wave Beach.
Nous voilà donc partis sur les coups de midi après une nuit plutôt arrosée. Le RDV est donné devant la station de métro Admiralty qui se trouve au centre de HK. Direction: Chai Wan avec une halte à Causeway Bay.
Nous prenons ensuite un bus jusqu'à un arrêt limite perdu en pleine cambrousse: le sentier est juste-là (comme quoi, finalement, l'aventure reste tout à fait raisonnable!).
Le début de la promenade est assez pentu: il faut prendre une espèce de grand escalier creusé dans la colline pour arriver au sommet (altitude: 285 mètres quand même!), puis la ballade commence vraiment.
La nature environnante n'a plus rien à voir avec le Hong Kong dans lequel je vis, qui est fait de béton, de feux rouges, de passages cloutés et de taxis par millions (je me demande même si la densité de taxis ne serait pas supérieure à celle de NYC...). Tout – ou presque car on distingue quand même quelques immeubles au loin – n'est que végétation, un mélange entre buissons épais et forêt quasi-tropicale.
Nous montons donc toujours, jusqu'à arriver au dessus de Chek O, un petit village de bord de mer. Malheureusement, le temps est couvert et le brouillard si épais que notre seul contact avec la mer est ce que nous entendons. Nous poursuivons donc notre chemin, un peu degs quand même de ne pas voir grand-chose – d'ailleurs une membre du groupe en rajoutait une sévère couche en disant que la mer était si belle, le panorama si beau, le ciel si bleu... Bref, nous continuons.
Nous redescendons ensuite par une forêt humide et entrons dans un petit village de bord de mer, avec quatre maisons une épicerie et une buvette qui devait servir de bar PMU local. La plage est toute proche.
Nous arrivons enfin sur la plage. Le temps se découvre enfin un peu mais la mer est plutôt froide et il y a des méduses. Impossible donc de se baigner. Nous nous posons donc, pour fumer une petite clope (en fait, nous nous posons et JE fume une petite clope, étant le seul fumeur du groupe) et boire un petit coup.
Et on repart, avec pour objectif de rentrer en bus à Hong Kong en passant par Chek O. Coup de bol, il y a un arrêt de bus à 50 mètres de la plage (tiens, finalement ce ne serait pas si sauvage que ça? ;)).
En fait, après avoir attendu 45 minutes comme des cons, on découvrira plus tard par un taxi (qui parlait anglais, celui-là!) que l'arrêt est désaffecté et qu'une des blagues locales est de regarder les gouélo – en gros, les blancs – attendre comme des cons pendant des heures. Bizutage réussi...
Nous rentrons à HK dans la soirée, la tête pleine d'images de cette demi-journée de ballade. Le soir, ce sera grosse teuf et alcool à gogo à Mid-Levels, mon futur chez moi ;)))))
Je vous embrasse les vilains.
L'l
15:46 Publié dans L'l | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : L'l, Hong Kong, Ballade, Expat
13.02.2007
Un séminaire en Corée...
Hello mes amis,
D'abord, je suis bien désolé de donner des nouvelles si tard mais j'avoue avoir été submergé par le taff et quelques verres glanés par ci par là... Ne soyez pas surpris par le titre de ce premier post en Asie, car bizarrement, je ne vous parlerai pas de Hong Kong, car je suis rentré hier d'un week end en... Corée!
La Corée est un pays... assez surprenant il faut avouer. Pays relativement riche et pourtant très dépaysant, 45 millions d'habitants je crois (dont la moitié s'appelle Kim!) et surtout le siège d'un mémorable séminaire d'entreprise.
En quoi consiste un séminaire d'entreprise? Ledit séminaire tient généralement sur quelques jours (par exemple, un WE prolongé de 3 jours), pendant lesquels sont réunis tous les cadres d'une boîte ou d'un département particulier de la boîte concernée (comme c'était le cas pour moi).
L'arrivée en Corée
Je ne sais pas si vous êtes déjà allés en Corée, mais vous seriez déçus. L'aéroport se trouve au milieu d'une lagune industriel, Séoul (qui contient un tiers de la population) est une ville immense (une heure et demie pour la traverser s'il n'y a pas d'embouteillage) et très très très grise. Les douanes coréennes sont à peu près comme les douanes US en pire (1 heure de blocage pour un collègue tunisien et pour un collègue luxembourgeois car le flic des douanes de connaissait pas leurs pays d'origine!) et, bizarrement, ils ont beaucoup plus le sourire pour vous dire au revoir que pour vous dire bonjour. Cela dit, l'arrière-pays est plutôt beau...
Nous sommes donc partis pour un séminaire ski, sachant que la moitié du personnel local de la boîte est chinois et donc que personne ne savait vraiment skier.
Arrivée dans l'hôtel. Pas mal, mais, surprise lorsqu'on arrive dans les chambres: pas de lit (les futons sont pliés en 18 dans les armoires), les locaux - il faut le savoir - ne parlent pas un mot d'anglais, et il n'existe bien évidemment pas de double affichage. En plus, les distributeurs automatiques ne sont disponibles qu'en coréen et n'acceptent que les cartes locales.
Première soirée: la (fausse) orgie
Si les séminaires permettent une chose, c'est bien de bouffer et de teaser gratos. Moralité: tout le monde bourré à partir de 23h et tous les Français en train d'essayer de choper une chinoise (d'ailleurs, pas un n'a réussi car aucune n'était célibataire...). Donc tout le monde en train de faire le con dans la neige – dont il y avait approximativement 5 cm en haut des pistes!
Le lendemain (Dimanche)
Petite forme. Surprise au petit-déj: on nous sert le dîner de la veille... On râle un peu puis on se motive pour aller skier et découvrir les Vosges locales vers 14h – donc, oui, sieste entre les deux quand même un peu. Puis Sauna, dîner, re-picole avec les plus durs et au pieu.
Lundi: le grand départ
Repartis pour 4 heures de bus puis 3 heures d'avion avec une jolie gueule de bois en prime...
Bref, merci notre petite banque chérie pour vous avoir offert ce petit séjour. Je m'en souviendrai. Mais le bilan reste plutôt bon: j'ai enfin sympathisé avec certains collègues et je m'en suis payé quelques bonnes. Promis, je serai plus drôle la prochaine fois et je vous raconterai mes premières expériences chinoises (avec photos bien sûr) ;)
L'l
16:51 Publié dans L'l | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : L'l, Corée, Ski, séminaire, Vosges, CheongYang
02.02.2007
Juste énorme
Je pense que ça se passe de commentaire. Mais c'était tellement prophétique quelque part...
Enjoy!
L'l
19:39 Publié dans L'l, Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Inconnus, W9, vidéo, humour
23.01.2007
Juste pour le plaisir...
Quiite à faire mon relou, et pour compléter le bestiaire de cousin, je continue. C'est juste magnifique - avec le son évidemment!
L'l
22:45 Publié dans L'l, Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : L'l, pingouin, techno, musique, danse
21.01.2007
Fear Factor
Une petite perle dénichée sur le net.
Pour la faire courte, et pour celles et ceux qui ne comprennent pas bien l'anglais, l'émission est un genre de "Ca se discute" américain. L'invitée du jour a une phobie particulièrement développée des ballons et ça mérite le coup d'oeil...
Quand je pense qu'il existe tout un tas de personnes chargées de se creuser la tête pour trouver de nouvelles idées de tortures pour certaines émissions, alors qu'il suffirait d'inviter cette femme. Quel gâchis!
L'l
20:22 Publié dans L'l, Web | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : L'l, ballons, fear factor, peur, ridicule, video
The Office - Episode 2: La (Les) visite(s) médicale(s)
Pour résumer, la visite médicale est un grand moment qui commence généralement par une convocation en milieu de journée ou d'après-midi, le jour où vous avez le plus souvent un max de boulot.
Première convocation
En générale, ça se passe comme ça: on vous fait mettre (presque) à poil et vous vous retrouvez nu comme un ver. Là-dessus, le médecin du travail vous vérifie la vue, vous fait pisser dans un bocal (ou pas, parce que connement je sortais des toilettes), vous pose plein de questions, qui vont de « Vous vous sentez bien? » (réponse: « Oui, même si je suis à moitié à poil devant une inconnue qui a un demi-siècle bien tassé et qui est en train de me pétrir le thorax ») à « Et vous avez une activité sexuelle régulière? Vous vous protégez? Vous fumez? Vous prenez combien de repas par jour? Vous mangez équilibré? Comment s'appelle votre mère? » (« Et ta soeur, elle est bonne? » désolé, c'est sorti tout seul...). Là-dessus, une fois que vous avez subi l'interrogatoire d'usage, on tamponne votre fiche en écrivant « Apte », et on vous fout dehors. Et d'ailleurs il n'y a pas de terme pire que ce terme « Apte ». Apte à quoi ? A me lever et à rester le cul posé sur une chaise de bureau toute la journée? Bref, je sors de la salle et reprends le boulot.
Seconde convocation
Le plus drôle, c'est quand on vous reconvoque pour une « visite médicale d'aptitude », qui n'est qu'une redite de la première avec un nom différent. Là, c'est un peu différent: on vous communique une liste de médecins tous aussi glauques les uns que les autres et vous y allez – et c'est obligatoire... Alors j'appelle le centre médical en question, obtiens miraculeusement un RDV pour le lendemain midi et m'exécute. Le lendemain, j'arrive au centre: pour faire court, il s'agit d'une espèce de dispensaire affreux où chaque médecin est identifié par un numéro. Vous arrivez, on vous donne votre numéro et on vous colle une étiquette avec matricule. J'arrive salle 8 et je tombe sur un médecin complètement gâteux, qui me pose les mêmes questions que précédemment, refuse de signer mon « attestation d'aptitude », me dit lorsque je lui pose une question que lui ne m'en a pas posée (en gros, « ferme-la ») et me renvoie dans mes pénates avec une prescription pour 2 vaccins, un bilan sanguin complet, une radio pulmonaire, un sermon sur la qualité des prises de tension dans son cabinet (prise de tension qu'il a refusé de faire) et une convocation pour la semaine suivante. Coût total de l'opération: 240 euro non remboursés par la sécu + 2 heures de boulot perdues.
Troisième convocation
J'arrive, le grand jour. J'obtiens cette fois-ci un RDV avec une femme bien plus aimable qui me fait mes 2 piquouzes, me demande pourquoi j'ai passé toutes ces analyses (Pour le plaisir évidemment, quelle blague!), signe mon papier et me renvoie au boulot, complètement déprimé d'avoir passé toutes ces analyses pour rien et d'avoir perdu tout ce temps. Mais ouf, j'ai réussi! Heureusement, ça va mieux que ça:
Prochain épisode: Les premières bourdes
19:40 Publié dans L'l, The Office | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : L'l, The Office, Bureau, anecdotes, medic, médical, balls
13.01.2007
The Office - un remake: Episode 1: Bienvenue chez nous!
En général, pour les grandes boîtes, celle-ci démarre avec un pot d'accueil et la remise d'une quantité astronomique de documents et de conneries diverses. Parmi celles-ci se trouvent parfois une sacoche – généralement moche bien entendu – des plaquettes en papier glacé vous expliquant que vous venez d'intégrer la meileure boîte du monde, des capotes avec le nom de ladite entreprise sur l'emballage (si, si!), un DVD sur son histoire, un stylo (sachant que vous en avez déjà 12 000 sur votre bureau), un livre, les documents sur la mutuelle maison, la convention collective, une charte de déontologie vous expliquant que « arnaquer les clients c'est pas bien », etc...
Une fois que vous vous retrouvez à crouler sous une tonne de cadeaux et de paperasserie merdiques en tous genres, on vous convoque pour la grande messe: LA réunion d'intégration. Pour celles et ceux qui n'ont pas encore eu la chance de participer à ce genre d'événements, il s'agit essentiellement de rassembler tous les petits nouveaux autour de petits fours décongelés, servis avec du cidre, du jus d'orange et de l'eau minérale. Vient ensuite le grand manitou qui vous sert des compliments à n'en plus finir tout en vous mettant discrètement mais franchement la pression pour que vous donniez « le meilleur de vous-même dans la meilleure des compagnies » (en gros, travailler tous les jours jusqu'à pas d'heure pour assurer vore bonus et le sien).
Mais surtout, il y a parfois la vidéo d'accueil, et là c'est gratiné. Illustration:
Je ne saurais trop vous conseiller de mettre le son et décline bien évidemment toute responsabilité sur ce contenu...
Prochain épisode:
La visite médicale d'embauche
L'l
19:15 Publié dans L'l, The Office | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : L'l, The Office, Bureau, anecdotes, foireux, video, Asie
08.01.2007
L'l
Pseudo?
L'l (Comme ma signature manuscrite en fait)
Age?
25 ans, autant que ce qu'il me reste de connexions neuronales
Signe astro?
On s'en tape
Genre?
Masculien
Orientation?
Au Sud, ou un peu à l'Ouest c'est au choix
Ville de résidence?
Paris, Hong Kong
J'aime
Les femmes, jouer au piano, faire genre que j'en joue bien, m'endormir accompagné et me réveiller seul (suis-je bizarre?) ou le contraire (bis), la bonne chère bien de chez nous, bouger, le coca, les gens avec du vrai caractère, le luxe (oui, j'assume), mon travail (qui croirait?), la vodka glace, le bon vin, anticiper, dormir et me lever tard, le théâtre, la soul et les B.O. de Blaxploitation, l'Echelle de Jacob, mes amis bien sûr ;)
J'aime pas
Les lourds, la bêtise, bonne vraie mauvaise foi bien pénible (s'il y a bien un truc que je déteste c'est ça), les geignards et les geignasses, les betteraves, les fautes d'orthographe, me couper avec une feuille de papier (c'est hyper énervant), me cogner les orteils contre un meuble (ça m'arrive souvent), qu'on me contredise, la lâcheté, perdre (un peu trop) la maîtrise de la situation, me sentir obligé
Pour
Etre libre et responsable
Contre
Sarko (désolé pour la minute politique), c'est évidemment un corollaire du précédent
Tes expressions/phrases mythiques :
« Il m'arrive parfois de penser avec ma tête: lorsque c'est utile à mes couil*** »
Le mot de la fin :
« Vous faites quoi la semaine prochaine? »
21:55 Publié dans collectif, L'l | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : L'l, Moi, Dacrew
06.01.2007
The Office - un remake: Episode 0
Mon premier post sur la vie d'entreprise m'a permis de me rendre compte que j'avais mis le doigt (ou la main!) sur un intarissable puits d'inspiration. Nous voici donc partis pour une nouvelle série de posts. Mais d'abord, je vais vous présenter, en toute subjectivité, les différents métiers des gens avec lesquels je bosse – ou, dit plus honnêtement, les différents types de personnes qui m'aident à faire raquer un max de pognon à nos chers épargnants / investisseurs. Laissez-moi donc vous présenter mes « amis »:
Le patron: on a directement affaire au mec important de la boîte. Ancien commercial ou ancien gérant, son principal métier est de soigner les usines à pognon de l'entreprise. Il a la cinquantaine, aime les belles bagnoles, les (très) jeunes filles, a une jolie secrétaire (qui n'est pas non plus un top model histoire qu'on ne grille pas trop qu'il l'a recrutée pour son physique), mais est généralement marié, a entre 3 et 7 gosses et roule en Espace. C'est un peu le Villepin ou le Sarko de la boîte: le mec surmotivé et obsédé par le résultat, pour peu que ce dernier puisse se résumer à un chiffre (ou éventuellement deux).
Le président du Directoire (Chairman): Cest un peu le contraire du précédent. Plus âgé, il a aussi plus de bouteille. Ancien commercial, gérant, ou parfois même sorti de l'administration, il a des contacts tout partout, connaît la Terre entière, aime parfois aussi les (très) jeunes femmes mais sera moins bourrin du fait de son plus grand âge. Un brin aristocratique, pété de thunes, il habite Paris 16 ou le 78. C'est un peu le Jacques Chirac de la boîte: le mec surprotégé, hyper averse au risque, qui n'a plus rien à gagner et parfois beaucoup à perdre.
Maintenant, passons aux choses sérieuses.
Les commerciaux: les commerciaux sont une espèce de nouvelle génération de vendeurs d'aspirateurs. Vous en avez déjà eu au moins un au téléphone. C'est le genre de mec / nana qui vous appelle, fait semblant d'écouter les prétendus besoins que vous n'avez pas et vous refourgue une vraie merde à prix d'or. Illustration:
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Bonjour, je m'appelle Arthur Durant et souhaiterais parler à Mme Ginette Dugenou
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Mme Dugenou est absente, monsieur, elle est à l'hôpital.
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Ah, elle n'est pas là, qui est à l'appareil?
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Son fils
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Ah, très bien, bon, vous lui demanderez de me rappeler lorsqu'elle rentrera? J'ai un nouveau produit d'assurance vie à lui proposer
Les commerciaux sont aussi les gens les plus optimistes que je connaisse. Le dernier en date a demandé à un structureur de lui créer un produit en lui assurant que le client qui était derrière avait au moins 500 millions d'euro à investir. Bilan des courses: 1 million investi, une coquette petite commission pour le commercial et une perte sèche pour la boîte...
Les gérants: Là, on est carrément à l'opposé... ou pas. Le gérant est par nature une personne diplômée d'une grande école qui a une fiche de paie à faire pâlir le Duc de Westminster et qui se doit d'être sérieuse et raisonnable. Il n'a jamais de temps à consacrer à quiconque, sauf s'il peut en tirer quelque chose – de pécunier il s'entend. Exemple vécu dans une entreprise antérieure, alors que je demandais à un de ces gérants un peu de temps pour parler d'un problème de boulot et de plan de carrière:
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Euh, dis-moi Maurice, ça te dirait qu'on déjeûne ensemble?
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Ca dépend, ça me rapporte quoi?
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Bah euhhhhhhhh (gêné) c'est pour moi en fait
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Ah, désolé, j'ai un meeting, un steering committee, une « date », une présentation au board, une due dil' (« diou dile »), un pitch client, un reporting sur les dernières NAV, ...
Ok, te fatigue pas, j'ai compris...
Les juristes: le juriste est un personnage indispensable. C'est un peu l'esclave de service, la personne qu'on appelle lorsqu'on a un problème extra-financier auquel on ne comprend rien et auquel on ne veut rien comprendre. Exemple (foireux):
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Tu comprends quelque chose aux femmes, toi?
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Non, mais demande au service juridique.
Bref, on leur refile (les pauvres) toutes les merdes possibles et imaginables avec lesquelles on ne veut pas se salir les mains.
Le support informatique (IT): c'est la version électronique du service juridique, un peu souffre douleur par moments. Ils se font toujours engueuler, sont responsables de tous les maux de la terre, sont reconnaissables à 500 mètres et te parlent un langage incompréhensible. Exemples:
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Putain, j'suis vénère, j'ai explosé mon téléphone à coups de bate de base ball à cause d'un commercial qui a passé son temps à raconter des conneries. Je vais appeler l'IT, c'est pas normal que j'aie plus de ligne
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Ouais, je sais, ils sont pas top réactifs à l'IT.
Ou encore (exemple vécu):
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Oui, bonjour, j'ai un petit problème de connexion au réseau
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Ah, oui, c'est le brassage des adresses qui a mal fonctionné. Vous pouvez vérifier si votre adresse IP est sur la bonne grille?
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(Non mais de quoi il parle?) Euhhh, vous pouvez passer?
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(Il arrive) Alors, c'est pas compliqué, en fait vous êtes sur le réseau 12987/12/X/12 alors que vous devriez vous connecter sur le 12987/12/Y/12.
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Pardon?
En plus, le mec te raconte sa vie, t'explique que sa meuf s'est barré la semaine d'avant, qu'il n'a pas eu le temps de sortir son chien, le tout pendant qu'il est à 4 pattes sous la table en train de réparer ton poste (et non pas autre chose, bande de pervers lubriques!)
Les stagiaires: les stagiaires, quels qu'ils soient, forment en tout état de cause une espèce à part. Mus par un instinct grégaire, tant bien que mal intégrés dans la boîte, leur état d'esclaves modernes les pousse à se rassembler, pour le meilleur et pour le pire...
C'était donc une petite introduction, avant de (très rapidement) revenir poster des petites anecdotes de bureau.
L'l
19:25 Publié dans L'l, The Office | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : L'l, The Office, Bureau, anecdotes, finance, banque, foireux

