07.02.2007

Va chercher bonheur !

Souvenez-vous, il y a quelques semaines Cho7 nous conter sa découverte du Forro dans une sorte de club brésilien. Et bien, ça y est, moi aussi j’ai testé !

 

Ce truc, c’est une vraie bouffée de chaleur et de bonne humeur ! Après ça, on a qu'une envie: prendre le prochain avion pour Rio! (Bon dans un premier temps on se contentera d'y retourner la semaine prochaine!!!)

 

Je passe sur le cours en soit qui est certes très sympa et plutôt drôle, mais qui n’est pas le point culminant de l’expérience… Après le cours donc, arrivent tous les brésiliens. Et là, ça devient à la fois un peu intimidant et dépaysant : les nanas sont des bombes qui sentent le sable chaud et les mecs bougent comme des dieux ce qui les rend super sexy. Ebahie, je me trémousse vaguement sur ma chaise en sirotant ma Caïpirinhia quand un brésilien vient m'inviter à danser: poliment je décline l’invitation (je ne me sens pas encore prête à me ridiculiser).

 

Puis, quelques caiprinihias plus tard, Klaket et moi on s'y croit: on tourne, on retourne, on improvise, on accélère... Bref, on enflamme la piste de danse (enfin, là c’est surtout moi qui m’enflamme !). Bon, la vérité c’est qu’on n’est certes pas encore des dieux mais on n’est pas si ridicule que ça. (Et surtout on est ultra motivé ! D’ailleurs, c’est décidé, on va s’entraîner cette semaine!)

 

Enfin, alors qu'on allait partir, un autre brésilien m'invite à danser (bon, pas de chance il est moche… Mais il sent bon!). J'allais refuser mais finalement, encouragée par Cho7 je me lance. Et là, ô miracle, c'est comme si j'étais une déesse du Forro. Mon partenaire est prof de danse et me fait faire des trucs de ouf (enfin, c'est l'impression que j'ai en tout cas): je tourne dans tous les sens, il me bascule en avant, en arrière, sur le côté... J’adore ! Résultat, quand on quitte les lieux, j’ai un sourire jusqu’aux oreilles (et non, ce n’est pas uniquement parce que j’ai descendu un certain nombre de caïpirinhias !)

 

Je conclurai en disant ceci :

 

1) les brésiliens ont tout compris. Ils ont mis au point un cocktail détonnant (musique, danse, alcool et soleil) qui les rend sensuels, beaux et sexy !

 

2) les mecs prenez-en de la graine !!! Parce que, comme les quelques personnes de la gente masculine ont pu le constater au cours de cette soirée, un mec qui sait bien danser… C’est à moitié gagner (bon à moitié seulement, faut pas pousser quand même)

 

 

 

 

 

29.01.2007

Staff party

Voici le récit de ma première sortie avec les gens de mon boulot. 

 

Dimanche soir, nous avions prévus de nous retrouver avec une vingtaine de mes « collègues ». Le rendez-vous était fixé vers 20h dans un resto-bar-club londonien.

 

Je commence par m’afficher en demandant discrètement à mon pote qui est le mec en pull rayé au bout de la table et s’il bosse avec nous. Il se marre et me dit que oui. Pas de ma faute, sans son uniforme je l’avais pas reconnu !

Un peu plus tard, ma manager qui a l’air de péter la forme, vient me voir en me demandant si j’ai remarqué que les mecs étaient pas mal dans cette boîte. Ah non, j’ai pas vu (tiens, comme c’est étonnant !). Ultra motivée, elle rajoute qu’elle m’attendait pour partir à la chasse...Ni une, ni deux, après un petit détour par le bar histoire de prendre des forces nous voilà sur la piste de danse ! Je précise à ma manager que je ne vois jamais rien et que si elle repère un mec bien, surtout qu’elle me fasse signe. Cependant, comme je sens que c’est une rapace et qu’elle n’est pas réellement au courant que je suis un vrai boulet de la drague, pour une fois je décide de faire comme-ci moi aussi j’étais une rapace. Et là, Ô miracle, je ne regarde pas mon t-shirt mais je scrute l’horizon à la recherche d’une proie potentielle tout en sirotant ma Caïpirhinia. Bon, j’ai beau scruter et me déhancher, je ne vois rien d’intéressant. A priori, c’est normal, il n’y a finalement pas grand-chose. Merde, pour une fois que j’étais motivée !!!

Au bout d’un moment, un mec tente un rapprochement. En temps normal, je l’aurai dégagé, mais là, je me dis: pourquoi pas... (En plus, pendant ce temps là, une jeunette qui bosse avec nous et qui ne ressemble pas réellement à Claudia Schiffer enchaîne les mecs sous nos yeux ébahis…alors pourquoi pas moi !!!). C’est pas une bombe mais il est pas trop mal, enfin je crois parce que j’ai dû mal à me rendre compte. On échange 3 mots et on danse collé-serré pendant un petit moment. Puis ma manager vient me voir en me disant que les autres sont en train de régler l’addition et qu’ils ont besoin de moi. Je lâche donc mon boulet en lui disant que je reviens plus tard. Finalement, je reviens sur la piste de danse, je retrouve ma manager et quelques mecs de mon boulot, qui eux étaient restés là. Ils me disent que mon boulet me cherche et là, ma manager, me demande un grand sourire aux lèvres : « t’as vu que ton mec il a un appareil dentaire ??? ». Je tombe des nues ! Bien sûr que non, j’ai pas vu !!! Je lui demande si elle en est sûre. Elle me dit que oui, elle l’a vu quand il s’est approché d’elle pour lui demander où j’étais. Puis, elle me précise : « quand j’ai vu ça, je lui ai répondu que tu étais far away ». Merci, j’apprécie l’initiative !!!! Evidemment, le boulet me retrouve, mais je l’esquive et il finit par se casser. Ouf, sauvée.

Enfin bon, au moins tout ça nous aura valu une bonne crise de rire. Cependant, j’ai comme l’impression que j’ai pas fini d’en entendre parler puisqu’une fouine de mon boulot a pris des photos compromettantes avec son téléphone portable…

08.11.2006

Can you do me a favour?

Pour ceux qui ne seraient pas au courant, j’ai emménagé la semaine dernière dans mon nouvel appart, avec mes nouveaux colocs. Evidemment, pour moi qui ai vécu seule pendant 5 ans, la colocation est une grande nouveauté à laquelle il faut s’habituer, mais je crois que je m’y fais plutôt bien (pourvu que ça dure!)

J’habite donc avec 2 allemands : un gars et une fille (Dieu merci, pas un couple !). La fille n’a pas trop d’intérêt puisque je ne la vois jamais et qu’en l’espace d’une semaine j’ai bien dû lui adresser 50 mots à tout casser… (Au moins, elle m’emmerde pas, c’est déjà ça !) En revanche, le mec lui, est beaucoup plus loquace.

 

Il aime me conter sa vie, son œuvre et surtout ses femmes… D’ailleurs, après qu’il ait plus ou moins chouiner sur mon épaule pendant des plombes au sujet d’une meuf qui lui plaisait (meuf qui ne daignait pas répondre à ses textos ni trouver le temps de le voir alors qu’il l’avait rencontrée en boîte la semaine d’avant, qu’ils avaient passé la nuit et le petit déjeuner du lendemain ensemble et avec qui ils avaient convenu de se revoir) tout en me bombardant de questions existentielles sur les nanas, j’en étais presque arrivée à penser que ce petit était un peu trop sensible… Et je dois bien avouer que cela avait presque ébranlé mes repères concernant la gente masculine!

Heureusement pour moi, lors d’une petite virée en boîte en tête à tête, tout est rentré dans l’ordre (je devance la question : non, je ne l’ai pas serré !!!). J’ai finalement découvert (enfin, c’est pas comme si j’avais eu besoin de lui tirer les vers du nez) que comme tout bon mâle qui se respecte, certaines de ses amies à Londres sont un peu plus que des amies… Et que bien sûr, en tant que « tombeur », monsieur enchaîne les « dates ».

 

Tout cela m’amène à la petite anecdote qui a donné lieu au titre de ce post.

Hier soir, en rentrant à la maison, je lui demande d’un air complice comment s’est passé sa « date » de la journée (erreur fatale, ne jamais feindre la complicité avec un mec au sujet des nanas, il se croît tout permis ensuite !). Il me raconte donc très vite fait (en réalité, y avait rien à raconter) puis je m’éclipse dans ma chambre. Au bout de quelques minutes, je l’entends qui m’appelle et me demande de venir le voir dans sa chambre (encore une fois, je vous arrête tout de suite, il ne s’est rien passé de sexuel !!!). Je m’exécute donc, munie d’une sucette à la bouche et de mes lunettes de secrétaire perverse (quand même, je perds pas le nord !). C’est alors qu’il me dit : « Elodie, can you do me a favour? ».  Jusque là, rien de très surprenant,  il affectionne particulièrement cette expression et me la sort régulièrement pour tout et n’importe quoi…. Mais dans ma petite tête, mon cerveau se met à penser : J’ai fait le plein de produit vaisselle, de sopalin et de pousse-mousse, il n’y a aucune vaisselle qui traîne dans l’évier et hier j’ai même fait du zèle en astiquant la cuisine… Qu’est ce qu’il peut bien vouloir ???   « Could you leave me the flat tomorrow morning between 11h and 13h? If it’s possible, of course!” et il ajoute un truc du style “I have to do some buisiness”… Evidemment, comme tout le monde s’en doute, dans ma grande bonté d’âme, j’ai accepté. Pas parce qu’il m’a promis de m’offrir un verre en retour (puisqu’au moment  où j’ai dit oui, je ne le savais pas encore) mais parce que je me suis dit qu’un jour viendra où, peut-être, moi aussi j’aurai besoin qu’on me rende ce genre de service… Et si je n’aurais certainement jamais osé demander auparavant, désormais je ne vais certainement pas me gêner ! (Encore une fois, je ne perds pas complètement le nord…)

 

Donc ce matin, alors que je termine de me préparer pour pouvoir lui laisser l’appartement à 11 h comme convenu (j’avais même prévu de partir à 10h30, tellement je suis sympa), j’entends des voix dans le salon… Je descends tranquillement les escaliers, je passe évidemment par le salon en prétextant aller chercher un truc à grignoter dans la cuisine, j’en profite bien sûr pour dire bonjour (parce que je suis un fille très polie!) et me faire présenter à cette blonde qui tripote son ordinateur. Finalement, je m’en vais en jetant un petit coup d’œil complice (et pour une fois assez discret) à mon coloc en me disant que j’en saurai plus ce soir…

 

Malheureusement, à l’heure où je termine d’écrire  ces quelques lignes, je suis un peu déçue…Le fameux jeune homme est désormais à mes côtés et je dois bien avouer qu’en le voyant passer la porte tout à l’heure, je pensais que j’aurais droit à quelques détails un peu piquants concernant mon éviction de l’appartement et la présence de son « amie Lisa » (amie de 30 ans qui va à la fac avec lui et qui accessoirement se tape aussi le patron de la boîte dans laquelle elle bosse…), mais pour une fois il est resté discret (du moins pour le moment, car je ne lui donne que quelques heures avant qu’il ne me lâche les infos. A suivre donc).

 

Bref, malgré tout ça je l'aime bien mon coloc!